Café associatif en centre ville au Mans ?

Café Associatif de Centre ville = Lien social + Rencontres + Démarche Participative + Initiatives + Intergénérationnel. Un projet d’habitants du quartier porté par l’association « X » (sur le site de l’ancienne maison d’arrêt ?)

Eléments de contexte = Des habitants mobilisés dans une démarche participative

Le projet

  • 1 – Nos objectifs
  • 2 – Un équipement social et culturel de proximité
  • 21 – Un lieu convivial ouvert à tous
  • 22 – Une programmation basée sur les initiatives
  • 3 – Un acteur de l’économie locale
  • 31 – Un projet créateur d’emploi
  • 32 – Un projet d’économie sociale et solidaire
  • 33 – Le choix de l’économie locale
  • 4 – Une gestion écologique intégrée
  • 5 – Un fonctionnement citoyen et participatif
  • 51 – co-construction
  • 52 – co-animation
  • 53 – co-gestion
  • 6 – Un réseau de partenaires locaux
  • 61 – complémentarité des acteurs
  • 62 – mutualisation des moyens
  • 7 – Ancrage territorial

Eléments de contexte

Des habitants mobilisés dans une démarche participative

L’association X, dont les habitants sont les principaux acteurs, conduirait ses projets dans une démarche participative en favorisant l’expression des besoins et la recherche de réponses adaptées. La création d’un café associatif de quartier peut être une réponse pertinente aux besoins des habitants et aux enjeux de développement du quartier.

Après une réunion de concertation organisée, un groupe d’une trentaine d’habitants pourrait se former pour porter le projet de café associatif et travailler à sa définition et à sa mise en œuvre.

Petit diagnostic partagé

Le quartier est en plein renouvellement …

Une mixité sociale et générationnelle caractérise la population actuelle. Quel que soit leur âge ou leur origine sociale et culturelle, les habitants y sont généralement attachés. Plusieurs associations participent à l’animation du quartier et organisent des évènements et des projets fortement suivis.

Auparavant, de nombreux artisans et commerces étaient installés. Progressivement, un grand nombre de locaux à usage commercial ou d’activité a été transformé en locaux d’habitation. Aujourd’hui, quelques commerces de proximité se sont maintenus. Plusieurs cafés et commerces du quartier ont fermé au cours des dix dernières années et aucun n’a été repris à ce jour. En pratique, les habitants sortent du quartier pour se retrouver dans un lieu convivial.

1-Objectifs

  1. Créer du lien social
  2. Favoriser les rencontres entre habitants de tous âges et de toutes origines sociales et culturelles
  3. Etre un lieu d’information et d’animation locale
  4. Favoriser la citoyenneté et accompagner les initiatives
  5. Dynamiser le tissu commercial et associatif local

Comme tous les « cafés», le café associatif sera un lieu convivial où les habitants pourront se retrouver autour d’un verre ou d’un repas. Cependant le café associatif n’est pas un «simple» café.

Acteur de l’économie locale, le café associatif sera un équipement social et culturel de proximité doté d’un fonctionnement citoyen et d’une gestion écologique intégrée. Avec des objectifs à la fois sociaux, culturels et économiques, le café associatif de quartier préfigure un nouveau type d’acteur du développement social sur un territoire.

2-Un équipement social et culturel de proximité

21-Un lieu convivial ouvert à tous

Le café proposera aux habitants un lieu convivial de proximité (avec un service de boissons et une petite restauration) et un lieu de diffusion des informations concernant le quartier et la ville.

L’objectif principal serait de pouvoir faire de ce café un lieu de mixité sociale et générationnelle, qui soit attractif aussi bien pour les adultes, les étudiants et les actifs que pour les enfants, les adolescents, les retraités, les chômeurs, les familles, et les «inactifs»…

Le café serait aménagé pour que chacun puisse y trouver sa place et des partenariats seraient mis en place pour en favoriser l’accès aux personnes les plus isolées.

Principalement destiné aux habitants, usagers et acteurs du quartier, le café se voudrait un lieu ouvert sur l’extérieur en termes de fréquentation, d’échanges et de partenariats.

22-Une programmation basée sur les initiatives

A partir des initiatives des habitants et des partenaires locaux, une programmation mensuelle d’activités et d’animations serait établie. A ce jour, une première liste d’ateliers put être proposée par des intervenants bénévoles. Ces activités sont envisagées comme supports à la création de liens entre les habitants et comme facilitant la parole et les échanges.

  • Autour du faire ensemble : ateliers cuisine, couture, jeux de société, ateliers parents/enfants, jardinage…
  • Autour de la culture : expositions, projections, chorale, théâtre, lectures, contes, sorties culturelles,…
  • Autour de la convivialité : soirées thématiques, repas, apéros dégustation, goûters…
  • Autour de soirées-débat : rencontres entre parents, projet de quartier, école, alimentation, café-littéraire, café-philo (puisqu’il n’existe plus chez GALLAND)
  • Autour de l’échange : échange de biens, de services, de savoirs, de compétences et de conseils. Cette dimension d’échange pourra se traduire par la création d’un 3° SEL en Sarthe (Systèmes d’Echange Local) ou d’un Réseau d’Echanges Réciproques de Savoirs (RERS) comme à Coulaines et Mamers.

3-Un acteur de l’économie locale

31-Un projet créateur d’emploi

Cette dimension économique permettrait à cet équipement de proximité de devenir de plus en plus autonome. Sur 3 ans, il est réaliste d’avoir comme objectif d’atteindre 80% d’autonomie financière.

32-Un projet d’économie sociale et solidaire

Poursuivant un objectif social, le café serait également un lieu d’activité économique. Il respecterait les grands principes de l’économie sociale et solidaire, notamment : la primauté de l’Homme sur le capital, un but non lucratif, une finalité explicite au service de la collectivité (intérêt général et utilité sociale), un processus de décision démocratique (« une personne, une voix »), un ancrage territorial.

Les recettes issues de la vente des boissons et des repas proposés permettraient d’assurer des emplois créés (à moyen terme 3,5 équivalents temps plein).

33-Le choix de l’économie locale

Par le choix de ses approvisionnements en marchandises (agriculture locale, biologique, commerce équitable) le café entendrait soutenir les producteurs et coopératives locales et les commerces du quartier et participer à une dynamisation du tissu commercial local.

Dans la mesure où il concilierait des objectifs sociaux, économiques et écologiques et qu’il s’appuierait sur une démarche participative, le café est un projet de développement durable au sens propre.

4-Une gestion écologique intégrée

Nous souhaitons faire du café un équipement collectif « modèle » dans la mise en pratique du développement durable à différents niveaux :

  • matériaux utilisés dans le cadre des travaux d’aménagement
  • gestion des consommations d’énergie et des ressources naturelles, notamment de l’eau avec l’installation de toilettes à compost
  • approvisionnement en produits issus principalement de circuits courts, promotion de l’agriculture locale par l’accueil d’une AMAP
  • proposition de repas équilibrés préparés avec des produits frais
  • achat et utilisation de matériels d’occasion « durables »
  • tri des déchets et gestion d’un compost collectif

Cette gestion écologique nous permettra de sensibiliser les habitants par l’action et de participer à un changement progressif de leurs pratiques au niveau des économies d’énergie, des modes de consommation et de la gestion des déchets.

5-Un fonctionnement citoyen et participatif

51-La co-construction

L’organisation de la démarche participative permettrait d’associer les habitants dès les prémices du projet. A l’issue d’une première réunion de concertation organisée, réunissant des habitants et on pourrait confirmer les besoins et les envies, un groupe d’une trentaine d’habitants se formerait pour travailler à la définition et à la mise en œuvre du projet de café.

An 01, des commissions thématiques (lieu, retours d’expériences, fonctionnement, financements et partenariats) se mettent mises en place. Un Comité de Pilotage formé d’un ou deux représentants des commissions permet de coordonner la démarche. Au total, plus de 30 réunions, dont quelques unes publiques, peuvent être organisées depuis le début du projet.

Un deuxième évènement public est prévu 6 mois plus tard, pour présenter l’avancée des travaux aux habitants et constituer de nouvelles commissions thématiques plus adaptées à l’avancée du projet (communication, partenaires locaux, fournisseurs/équipements/développement durable, développement et comptabilité)

52-La co-animation

Les habitants et les associations partenaires seront les principaux animateurs de la vie du café, par la mise en place de leurs initiatives d’ateliers, activités, animations, débats. Identifier les besoins, les envies, susciter le projet, mettre en relation, accompagner les initiatives, seront parmi les missions des salariés de l’association.

53-La co-gestion

Parmi les adhérents fréquentant le café associatif, un « comité café » d’une dizaine de participants sera élu chaque année. Ce groupe bénévole se répartira en commissions thématiques et participera avec le bureau de l’association à la gestion du café.

6-Un réseau de partenaires locaux

61-La complémentarité des acteurs

Répondant à un besoin, le café associatif de quartier souhaite s’inscrire en complémentarité avec les acteurs du quartier et les actions déjà développées. Nous souhaitons être partie prenante d’un réseau de partenaires que nous participerons à développer. L’objectif est de valoriser ce qui se fait sur le quartier et la ville du Mans, de créer des partenariats avec les structures culturelles, sociales, éducatives, commerciales et institutionnelles, et à terme de pouvoir construire ensemble des réponses adaptées aux besoins du territoire (pays du Mans et toute la Sarthe).

62-La mutualisation des moyens

Le local du café se veut être également un outil de mutualisation pour les petites associations, notamment celles qui sont moins structurées et/ou qui ne disposent pas de local. Il pourra être mutualisé pour :

  • diffuser l’information
  • proposer un lieu de réunion
  • organiser des évènements (expos, débats, repas, ateliers…) à destination des habitants
  • organiser des rencontres entre associations

Certaines compétences pourront également être mutualisées pour accompagner les petites associations ou les groupes d’habitants, notamment de jeunes, dans la mise en place de leurs projets.

7-L’ancrage territorial

La place de la République est apparue comme un des lieux les plus pertinents pour implanter le café associatif. En effet, elle est située à un carrefour stratégique, de plus près de l’arrêt de tram REPUBLIQUE

L’installation du café associatif participerait à sa revitalisation, à sa réhabilitation en tant que place de quartier fréquentée et investie par les habitants.

Les objectifs généraux

    • Favoriser la création de lien social
    • Favoriser la mixité sociale, générationnelle et culturelle
    • Favoriser les initiatives et la citoyenneté
    • Dynamiser et animer le quartier et le tissu des acteurs locaux
    • Etre un acteur du développement social local

Les objectifs opérationnels

    • Création d’un café associatif de quartier, ouvert à tous, et aménagé pour recevoir tous les publics, proposant des boissons et de la petite restauration
    • Mise en place d’un programme d’animations et d’activités en relation avec les partenaires associatifs locaux et à partir des initiatives d’habitants.
    • Mise en place d’un système de diffusion des informations sur le quartier,
    • Création de partenariats avec les structures locales (sociales, culturelles, éducatives, institutionnelles…) pour initier un travail en réseau, une mutualisation des outils, un accompagnement des publics les plus isolés.
    • Mise en place d’un système de gestion écologique du café et insertion dans un réseau de producteurs locaux.

Le management du projet

Le projet de café associatif est porté par l’association X. Le bureau de l’association fixe et valide les grandes orientations du projet. La coordinatrice de l’association assure le montage du projet, l’accompagnement et la coordination de la démarche participative, le développement des partenariats locaux et institutionnels, la gestion administrative du café. Le comité de pilotage formé d’habitants investis dans le projet sera en charge du suivi de la structure, et se répartira les responsabilités dans plusieurs commissions. Plus tard, il sera remplacé par un « comité de gestion café » (habitants, associations, membre du bureau) élu par les adhérents.

Moyens humains

    • Coordinatrice de l’association à raison de 75% de son temps de travail.
    • Recrutement d’un(e) animateur(trice) (dans un premier temps) pour assurer l’accueil, le service, les approvisionnements, la mise à jour des informations, la coordination des ateliers et animations ainsi que l’accompagnement d’initiatives.
    • Accueil d’un(e) jeune en Service Civique Volontaire
    • Bénévoles actifs de l’association, investis au sein du comité de gestion et/ou dans la mise en place d’activités/animations.

Besoins en locaux

    • Local de 80 à 120 m2 en rez-de-chaussée avec vitrine et/ou ouverture large sur l’extérieur donnant sur l’espace public
    • Pièce principale avec bar d’environ 50 m2, cuisine 15 m2, sanitaires 10m2, bureau 15m2, salle de réunion/ateliers 20m2.
    • Possibilité d’espace extérieur (en terrasse sur rue/place et/ou en jardin)
    • Quelques salles de réunions …

Moyens techniques

    • Location ou mise à disposition du local
    • Travaux d’aménagement et de mises aux normes
    • Achat du matériel nécessaire au démarrage de l’activité (mobilier, frigos, percolateur, pianos, vaisselle…)

Evaluation

Plusieurs indicateurs seront mis en place pour évaluer le projet et l’atteinte des objectifs, et analysés tous les trimestres : nombre d’adhérents (âge, sexe, csp…) ; heures et jours de fréquentation réels et souhaités ; nombre de partenaires associatifs locaux et caractère des animations proposées ; nombre et caractères des animations/activités proposées par les habitants ; évolution de l’implication des habitants dans la vie locale ; évolution de l’image du quartier

Les partenaires locaux

    • les associations locales et les principaux équipements socio-culturels (associations culturelles et de quartier…)
    • les structures sociales et d’emploi (Mission locale, MDSI,…)
    • les commerces du quartier

Les partenaires institutionnels

L’Europe, dans le cadre l’aide au démarrage de projets (FSE -mesure 423), La Mairie, le Conseil Général, la CAF. La Fondation de France dans le cadre de l’appel à projets « Territoires, Initiatives et Emploi » et la Fondation Orange.

Planning prévisionnel

2ème trimestre an 01

  • Développement des partenariats associatifs et institutionnels
  • Dépôt de demandes de financement
  • Recherche de fournisseurs
  • Développement des outils de communication Fonctionnement (ateliers participatifs) et règlement intérieur

3ème trimestre an 01

  • Location et aménagement du local (chantiers participatifs)
  • Achat et récupération du matériel
  • Démarches liées au recrutement
  • Démarches administratives préalables à l’ouverture
  • Mise en place des outils de comptabilité
  • Communication – création du site internet
  • Réunion d’information avec les acteurs du quartier – Bilan intermédiaire (comptabilité, échéancier)

4ème trimestre an 01

  • Accueil de l’animateur(-trice)
  • Constitution des stocks
  • Mise en place des outils pour diffuser l’information
  • Ouverture du café avec organisation d’un évènement
  • Programmation des ateliers, animations, activités
  • Mise à jour des outils de comptabilité
  • Accueil du service civique volontaire
  • Ateliers participatifs et accompagnement d’initiatives
  • Evaluation, bilan et ajustement

Résultats attendus

D’un point de vue plus général, nous attendons du café associatif de quartier qu’il participe à

    • un lien social plus fort entre habitants et générations
    • une revitalisation de la place en tant que place de quartier
    • un quartier plus dynamique au niveau économique
    • la création d’emplois au service du mieux vivre ensemble
    • une plus forte participation des habitants à la vie publique
    • la promotion des circuits-courts
    • la création d’un réseau actif de partenaires locaux
    • un changement des pratiques de consommation, de déplacements et de gestion des déchets chez les habitants du quartier

-=-

Ceci existe déjà à une échelle modeste à la Cantine Epicerie du Pré, rue du Pré (au Mans) Ce document s’inspire des cafés associatifs comme ‘YAKAFAUCON » de Bordeaux, le café citoyen de Lille, le Moulin à Café à Paris 14°, (un des 10 cafés associatifs de Paris), le Café de Léguillac (24), le café de Cesson (77) etc … ImaginaCtion à St Etienne la Varenne (69), EquiTable Café à Marseille, Café des Petits Frères (75017), le Lay t motiv à Lay (42), APUCAA à Aix (13) un projet bien avancé, etc ……

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